Assault on Precinct 13

Wesh, le cinéphile lambda, alerte et moelleux sait qu’on vit une époque bénie-b lorsque Jean-François Richet, auteur illustre et, les gens le savent moins, hémophile du plus que magnifique Ma 6-T va cracker se retrouve parachuté à Hollywood Call of Duty-stizz par des producteurs étant manifestement passés du stade coke&crack, désormais petit-joueur et signe de faiblesse, à une dimension supérieure, inconnue, ésotérique et, chafouin.com tentera cette audace linguistique, hermaphrodite, des producteurs explosant littéralement à grandes charges de C4 mental les frontières pourtant bien, bien eloignées d’un mysticisme sans frontières, international et par conséquent communiste pour lui confier le remake de Assault on Precinct 13, espérant sans doute qu’il transcende de sa frenchy ghetto-vision le chef-d’oeuvre old school de John Carpenter, Docteur Es Zombies, Serial Killers Masqués, Vampires, Kurt Russel et j’en passe, ma sapience cinématographique quasi-infinie ne résistant que partiellement aux dogmes syntaxico-grammaticaux qu’un Proust-style rétro-révolutionnaire combat pourtant sans relâche. Ou alors je dis chafouinement, subrepticement, élégamment, mais néanmoins littéralement, de la grosse merde. Nobody do it like we do so show us some love, homey.

Le scénario raconte comment le precinct 13 de la police de Detroit se retrouve soudainement téléporté dans une sorte de Falloudjah polaire lorsqu’un commando masqué et kiffant manifestement le gâchage d’ambiance décide de l’assiéger le soir du réveillon, pour de bonnes et logiques raisons que chafouin.com se fera une joie de vous expliquer plus bas cette fois-ci, contrairement à l’original de 76 où une horde de moudjaheds latinos décidait de prendre d’assaut un commissariat de L.A we don’t give a fuck-stizz juste pour prouver à quel point les gens sont loco dans leur quartier. Ah oui, j’oubliais, dans un souci de cohérence et dans le but compréhensible de ne pas écourter le film en court-métrage de 7-8 minutes, une putain de tempête de neige bloque toutes les routes, sauf bien entendu si vous êtes un moudjahed masqué désireux de prendre d’assaut un commissariat ; et rend impossible toute communication, que ce soit par radio, portable, internet, pigeon voyageur, messager nègre supersonique et tutti quanti. Bref, les poor people du precinct 13 sont seuls au monde, et c’est tant mieux comme ça, car sinon, bien évidemment, nos assiégés appelleraient des Cobra de l’US Marines Corp. en renfort 24-stizz et le film serait fini en 2-2. Mais on ne chafouine pas le Richet comme ça, que ce soit dit.

"Mais alors, qui sont ces malheureux assiégés ? questionnera le lecteur chafouin, certes alerte mais légéremment interloqué par la fourberie loufoque du scénario. Et que font ces méchants moudjaheds en plein Detroit, Michigan, USA, land of the free, my home sweet home, may God bless it ?" Eh bien, encore une fois, le jeune Richet a tout prévu. Quel ingénieux garçon. Il se trouve que la toujours utile tempête de neige™ a forcé un convoi de prisonniers à s’arrêter au precinct 13 pour la nuit. And what do you know, Bishop, chef de gang et tueurs de flics notoire joué par un Morpheus dépassant désormais allégrement le quintal, se trouve parmi la joyeuse bande de malfrats. As usual, we live in a small, small world. Le monde est petit quoi.

"Mais alorsh, qui assièshe le commishariatsh ? Sont-she les hommes de main de Bishop, toushours shoushieux de shon confortsh matérielsh et déshireux de le faire évadersh, ne serait-she que pour pasher un bon réveillonsh ? Sont-she les hommesh de la brigade anti-gangsh, flics ripoux menés par un Gabriel Byrnesh plus machiavéliquesh et unidimmensionnelsh que shamais, déshirant eux tuer Bishop, qui se trouverait êtresh, comble du hashardsh, leur ex-associésh rishquant de toush les envoyersh en prisonsh s’il témoignaitsh lors du proshès ?" demandera le lecteur portugais mais néanmoins, et contre toute attente, chafouin car ayant déja vu le film.

Chafouin.com, plus spoiler-free que jamais, évitera soigneusement de répondre à cette question. Ce que l’on peut vous raconter par contre, c’est comment Ethan "oh no mes coéquipiers sont morts à cause de moi alors je me cache derriere ma flasque de sky dans mon commissariat perdu en simulant une blessure à la jambe" Hawk décide en fin stratège de libérer le crew de prisonniers, crew éclectique s’il en est puisque composé de Smiley, faux-monnayeur blagueur s’auto-référant à la troisième personne joué par un Ja Rule en état de grâce et louchant dans tous les sens du terme sur le futur Oscar de Jamie Foxxx ; de Beck, bavard conspiracy theorist schizophrène transcendé par un John Leguizamo survolté pour ne pas dire sous amphétamines, et d’une arnaqueuse lesbienne jouée par une grosse négresse. S’ajoutent aux défenseurs de ce Fort Alamo du pauvre la secrétaire™, sorte de demi-bonnasse jouée par Drea de Matteo, aussi moche ici qu’elle l’était dans les Sopranos ; une psychologue se retrouvant la nul ne sait trop comment mais ayant le mérite non-negligable d’être bonne, elle ; et surtout le coéquipier d’Ethan, gros flic irlandais qui se révélera être un traître à la solde des moudjaheds assiegeurs anti-gangz. Spoiler-free, homeboy, spoiler free ....

Tout ce petit monde, moins les morts bien entendu, se retrouvant pour un final littéralement ouf truffé de mano a mano Clint-stizz entre Morpheus, Ethan, Gabriel Byrne et Abou Moussab Al-Zarkaoui (je ne mens même pas) dans la forêt adjacente et apparue comme par enchantement en plein Detroit urbain, chafouin.com ne peut que chaudement recommander Assault, ne serait-ce que pour donner un coup de pouce à J-F Richie Rich, désormais ambassadeur officiel de la banlieue à Hollywood. Live from precinct 21, out !

par petit tarsier chafouin

Top React (4) Jan 29, 2005 16:38

Don't steal templates. Or logos. Seriously man, don't.