Mean Girls

Coïncidence fortuite ou simplement coordination en amont, il se trouve que le passage en version 2.0 Spring Session, Vintage HTML fashioned, a la chance d’être simultané avec la sortie de Mean Girls, teen-movie des plus philosophiques, et étrange étude comportementale des high-schoolers, ici comparés à la faune africaine. Et par faune africaine, j’entends bien sûr les animaux. Don’t get me wrong.

Comme un idéal contrepoids au nouveau Scorcese, en salles le même jour, Mean Girls offre la poitrine massivement généreuse de Lindsay Lohan, seize ans dont douze probablement passés dans un bloc opératoire, et qui représente à peu près l’unique intérêt du film. Et pour une fois, le réalisateur sobre et cohérent mise tout là-dessus. Les mamelles chafouines de LiLo occupent littéralement CHAQUE ANGLE DE CAMERA et vous feront oublier sans aucun doute le message vaguement sociologique qui tente de s’en extirper, tel le col du prêtre de sa presse dans Les Chevaliers de Baphomet, Les Boucliers de Quetzalcoatl. Eh ouais, on a plus de références que Télérama.

Car d’un point de vue strictement scénaristique, Mean Girls perpétue la longue tradition des teen-movies dont le contenu est seulement compris par une frange mystique de la population, qui se reconnaît à l’écran. Petites putes de 27 ans qui prétendent en avoir 17, Cheerleaders, habituels proviseurs noirs et j’en passe, le film touche une très large audience.
Cady, homeschooled jusqu’alors et récemment débarquée d’Afrique, arrive dans son nouveau lycée, où - tout à fait classique - elle est accostée par une lesbienne-goth et un gay si gay qu’il en redéfinit le concept même. Chargée par ses acolytes d’espionner un groupe de bonnasses, Cady va rapidement devenir calife à la place du calife et détruire l’image aseptisée de l’ancienne Queen-Bee à coup de barres chocolatées suédoises, avant de se repentir pour devenir, je cite, un Être Humain.

Quête de soi reloude, ou tout simplement métaphore de l’adolescence, toujours est-il que selon Dan Waters, l’accession féminine à l’âge adulte se fait nécessairement par une période intermédiaire durant laquelle mettre du lip-gloss et ruiner la vie des autres semble être le seul centre d’intérêt.
Et pour notre lectorat conservateur qui se lève en protestant : ne vous inquiètez pas, Soeur Emmanuelle n’est pas vraiment une femme.

par petit opossum chafouin

Top React (15) Jan 22, 2005 10:51

Don't steal templates. Or logos. Seriously man, don't.