American Gods

Wesh, spécialement pour nos amis nerds gothiques, geeks belges barbus, amateurs d’electro et de hip-hop versaillais et moult autres kiffeurs de vie, gourous de la social life management devant l’Eternel, voici la chronique, en exclusivité chafouin.com pas moins de 4 ans après sa publication, d’American Gods de Neil Gaiman, probablement le récipient des prix Hugo, Nebula, Locus. Bram Stoker et autres Nerd Awards le plus foireux de l’histoire. Eh ouais ...

Pour résumer en deux-deux, une guerre impitoyable oppose sur le territoire US anciens Dieux mythologiques, arrivés dans les bagages des colored people immigrés à diverses époques, et idoles profanes des temps nouveaux, tel le Dieu des internets, personnifié fort judicieusement par un ado boutonneux et obèse, ou la Déesse des Médias, sorte de bonnasse en tailleur et au sourire collagené. Odin, gros womanizer doté d’un séduisant oeil de verre et accessoirement chef des Dieux old-school décide, en vue de la confrontation finale qui s’annonce imminente, d’engager Ombre, taulard fraichement sorti de zonzon juste à temps pour apprendre que sa femme vient de mourir dans un accident de voiture alors qu’elle fellationait le meilleur ami de son mari. S’ensuit une récit littéralement psychédélique où les personnages principaux sont nommés Mr. Bois, Mr. Pierre, Mr. Monde, Mr. Ville, Voyageur et j’en passe par un Gaiman croyant manifestement, pour des raisons inexpliquées à ce jour, que les gens sont identifiés par des noms communs dans le monde réel. Whatever, man ....

Un abus d’artifices classiques à toute mauvaise littérature de Science Fiction tels la surmultiplication de rêves mystiques du personnage principal, le hobby foireux et inutile du même, ici la prestidigation, l’abondance de sous-intrigues secondaires cheloues/reloues se recoupant dans un final indigeste et confus ne font qu’enfoncer ce qui se veut une habile analyse des dérives d’une société consumériste et iconoclaste ayant perdu identité et repères mais qui n’est en fait qu’une grosse merde. Oui, une grosse merde, chafouin.com ne jugeant pas utile d’élaborer davantage. Heureusement, la réapparition de la femme d’Ombre en zombie vengeresse sauve AmerGods du naufrage total, un roman featuring des zombies ne pouvant être totalement mauvais. Le lecteur alerte et chafouin préférera nettement lire Harlan Coben, prochainement décortiqué par votre serviteur. Ou pas.

par petit tarsier chafouin

Top React (2) Jan 17, 2005 12:52

Don't steal templates. Or logos. Seriously man, don't.