Rentrée télé 2005 - Stargate Atlantis

Spin-off destiné à réinsuffler un peu de vie dans l’univers de la série Stargate SG-1, Stargate Atlantis joue sur le même tableau que son prédecesseur : mêmes effets spéciaux cheap, même scénario incohérent et surtout, même tendance au racisme intergalaxique. Oui, au racisme intergalaxique, théorie, admettons-le, exceptionnellement foireuse, mais tendant à prouver la supériorité de l’être humain sur toutes les autres sous-races de l’univers, étrangement imaginées comme terriblement difformes. On remarquera à ce propos de troublantes ressemblances avec certains terriens, mais Chafouin ne veut pas être l’instigateur de conspirations mondiales extraterrestres.

Revenons plutôt à nos moutons pas si rebelles que ça. Une expédition scientifique et militaire se retrouve volontairement coincée dans Atlantis, la cité légendaire d’où l’humanité serait apparement issue. Bien moins reloude que les Big Bang physics, cette théorie n’en reste pas moins assez redoutable, but who cares, this is Hollywood homey, and so the running gag is set. Quoi qu’il en soit, nos pauvres chercheurs n’ont pas l’occasion de rester longtemps dans la cité d’Atlantis, engloutie sous les océans, et dont le protecting shield menace de rompre, et se retrouvent, par conséquent, à déambuler à la surface avec des paysans cosmiques, derniers survivants d’un mal appelé The Wraith. Pas de chance, ouais.

Et c’est là que tout démarre : des vaisseaux apparaissent littéralement de nulle part et bombardent un peu n’importe quoi, ce que l’on pourra, certes subtilement, rapprocher des techniques chirurgicales américaines sur Falloujah. Trois colonels UPI Wraithés leur petite race plus tard, voilà que notre adorable communauté de croquants se retrouve derrière les barreaux, à la merci d’une poignée de petites putes qui mangent les humains, apparemment pas trop gênées par les yeux convulsés du scénariste, qui derrière la caméra du réalisateur se goinfre de méthadone. Diplomatie terrienne oblige, le colonel in command s’improvise expert en relations humano-aliénoïdes : bad move, puisqu’il n’aura que le temps de rappeler poliment - et notez-le bien, c’est indispensable - qu’il vient des Etats-Unis d’Amérique avant de se faire mettre par la Miss Proxima du Centaure en chef, coquine et affamée comme pas deux.

En cours de diffusion aux Etats-Unis, Stargate Atlantis semble s’ouvrir à de nouvelles parts de marché et a même l’ambition d’instituer un nouveau système de classement des publics visés, en occultant volontairement la question dépassée des tranches d’âges pour se tourner délibérement vers des catégories précises d’être vivants. Autant le dire, votre nombre de chromosomes importe peu : deux, quinze, ou tout simplement 26, comme nous les humains, vous n’aurez aucun mal à apprécier cette série universelle, au sens premier du terme, et dont la présence illuminera sans doute le mercredi soir sur M6, dès l’année prochaine.

par petit opossum chafouin

Top React (7) Dec 23, 2004 9:20

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