The Aviator

Wesh, chafouin.com suit toujours les sages conseils des vieux Sensei noich trainant dans les locaux on ne sait pas trop pourquoi, et vous feriez bien d’en faire autant : méfiez vous de l’Oscar buzz qui entoure The Aviator, biographie bien, bien romancée de Howard Hugues, pionner aéronautique, producteur-réalisateur mégalo, womanizer à temps partiel et, surtout, Tourette syndrome official spokesman. Ce personnage de légende n’évoquera rien à la jeunesse actuelle, anormalement crétine reconnaissons-le bien, mais votre arrière grand-père chafouin s’en rappellera avec émotion à condition qu’il ait lâchement passé la Seconde Guerre Mondiale planqué aux U.S.A. Simply put, le chef-d’oeuvre annoncé étale pendant trois heures atroces la vie plus que mystique d’un inconnu dont personne n’a rien à battre, blessant votre coeur d’une langueur monotone yo. Mais alors littéralement personne. Rien. A. Battre. Nada.

Sorte de Stomy Bugsy des temps anciens, Howard est un jeune industriel texan beaugosse, et par beaugosse, j’entends raisonnablement attractif selon les normes ahurissantes d’une société (de consommation abusive) déchue où de jeunes semi-trisomiques 21 sont encensés comme absolus de perfection plastique. Eh oui, vous l’aviez compris, Di Caprio joue le rôle d’Howard. Voulant sans doute échapper à l’oisiveté (mère de tous les Miami vices) Howie commence par claquer ses thunes à réaliser un film à base d’avions, assez inintelligement nommé Hell’s Angels en hommage à une obscure bande de motocyclistes barbus. Après, un tourbillon de spiritualisme transcendental s’empare du scénario. Sans aucune, mais alors absolument aucune transition logique, Leo établit une sorte de record inutile en faisant le tour du monde en 4 jours (good job, Philéas), rachète une compagnie aérienne avec pour noble but d’escroquer le gouvernement US, et s’embrouille avec un des frères Baldwin, étrangement nommé Juan par un casting director sous acide persuadé qu’un Baldwin quel qu’il soit est plausible en narco-trafficant Guatemaltèque, ceci étant très approximativement son rôle d’après nos estimations scientifiques.

Tout cela, car ce n’est pas fini, avant l’apothéose finale où, laissant enfin exploser ses Tourette-like germophobic instincts, Léo s’enferme dans sa salle de projection privée pendant plus ou moins 3 semaines, urine dans des bouteilles de lait et les aligne soigneusement contre le mur. Ingénieux personnage. Au passage, il bouillave beaugossitude oblige moult actrices en vogue à l’époque, notamment Kathrine Hepburn (Cate Galadriel Blanchett), Ava Gardner (Kate Underworld Dominatrix Beckinsale) et, furtivement, Jean Harlow (Gwen anorexia rulezZz Stefani). Good times at Crackmond High ...

Triste échec aussi bien artistique que, nous n’en doutons pas, commercial, The Aviator est l’énième démonstration de l’absolue nécessité pour les réalisateurs d’abuser massivement de substances hallucinogènes. Martin Scorcese période, il l’a reconnu lui-même, crack & coke = Taxi Driver, Raging Bull, Goodfellas et Casino. Good shit en somme, même pour le plus sournois négationiste frustré et/ou keudlagueulien. Scorc’ clean : la décence me pousse à l’auto-censure, mais this is chafouin.com homeboy : Kundun, Bringing Out The Dead, Yu Gi Oh ! the Movie et Gangs of NY. Peace. Word to the wise : Marty, just chill & roll another joint like Cypress Hill.

par petit tarsier chafouin

Top React (1) Dec 20, 2004 0:00

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