Ocean’s 12

Back on tracks, bitches. Comme vous vous en doutiez, it’s Oscar season et la rédaction de chafouin.com est overbookée à visionner moult films plus truculents les uns que les autres. Mais n’ayez crainte, entre deux partiels, voici la chronique gonzo post-projo d’Ocean’s 12, live from West Hollywood. Attendez, aurais-je étourdiment dit "partiels" ? Je voulais bien sur dire lignes de coke avec Steven et Keanu. Silly me ...

Autant le dire ca$h, Ocean’s 12 a autant à voir avec une quelconque histoire de cambriolage que j’ai de chance de ne pas serrer Yamila Diaz un de ces quatre. C’est à dire très, très peu. Non vraiment. Merveilleuse apologie du crime organisé, Ocean’s 12 est un de ces films rares faisant plaisir à voir on ne sait pas trop pourquoi, dépourvu de la moindre qualité apparente et furieusement classe à la fois, truffé de vannes surpuissantes que nous serions pourtant incapables de retranscrire, véhicule à stars éhonté que nous qualifierons, certes un peu mystiquement, de tarsier cinématographique, et cette phrase commence a être sérieusement longuette même pour le fils spirituel de Proust que je suis. Passons.

Le partage en couille commence lorsque Terry Garcia Benedict, qui s’était méchamment fait chafouiner lors d’O11, frappe à la porte de Tess Roberts Ocean, oeil torve, costard Armani et surchargé capillairement à base de Pento, Goodfellas-stizz. Yo, Terry a retrouvé Danny Ocean et sa bande, Terry est vnr, et Terry veut son argent intérêt compris (Terry est sioniste). Flash-forward furtif sur George Clooneypoulos qui, toujours héroique dans des circonstances semblables, décide de s’enfuir comme une fillette en poussant des cris stridents et en agitant les bras au dessus de la tête. Quoiqu’il en soit, nos 11 amis se voient accorder deux semaines pour réunir les $14 milliards nécessaires. Oui, $14 milliards, soit le PNB du Burundi mais who cares, this is Hollywood homey. Vous l’aviez deviné amis chafouins, la logique s’est déjà enfuie à quatre jambes vers le script d’à côté.

Confrontés à un sérieux dilemme, nos héros, toujours irréprochables d’un point de vue moral, décident d’agir en tout bien tout honneur. Après une courte mais intense séance de brainstorming, ils décident, honnêteté oblige, de repayer Terry en reformant leur association de malfaiteurs afin de voler les $400 milliards en Europe. Fuck it, ces gens-là ne sont pas vraiment civilisés après tout. Cinéphiles avertis, je vous vois venir : The Italian Job a déjà plus ou moins utilisé exactement le même scénario. Eh bien, en effet. Nobody gives a shit.

Car ce qu’Italian Job n’a pas, c’est l’as de trèfle qui pique ton coeur, la clé de voûte scénaristique Da Vinci Codienne qui propulse Ocean’s 12 au firmament stratosphérique de la création cinématographique, telle une supernova Fellinienne sublimée par des mises en abime vertigineuses de profondeur intrinsèque. En fait j’écris littéralement n’importe quoi. Peu importe.

Après ce regrettable partage en couille incontrôlé, back to business. En Europe se trouve une sorte de légende vivante du cambriolage, un virtuose de l’escamotage, le Mozart de la subtilisation de propriété privée, un phénomène surnaturel transcendant le vol en art, bref, un véritable ouf pour quiconque n’a jamais mis les pieds dans une cité. The NightFox (notre Vince’ Cassel national), c’est son petit nom, ne kiff pas du tout Danny et sa bande, et va les mettre au défi de voler une espèce de gros oeuf en or avant lui. S’ils réussissent, il paiera leur dette. Sinon, Terry les tue. Tough life ...

Malgré un argumentaire incohérent, conséquence inévitable d’une rédaction hâtive les narines débordant de coke, my point est qu’Ocean’s 12 est excellent. Brad Pitt mange en permanence et s’en pourlèche les babines, Matt Damon est le benêt de service, Bernie Mac et Don Cheadle remplissent le quota humoristico-négroïde obligatoire (ne voyez là nul racisme), le petit contortionniste chinois se prend pour un gangster, Zeta-Jones surmultiplie le coefficient de bonnasserie à l’écran grâce à une impressionante présence mammaire, et, cerise sur le gâteau, Vince’ évite des lasers en faisant de la capoeira (nul ne sait trop pourquoi). Good times ... Bref, allez donc voir Truc’s 12 et écrivez-nous pour nous dire qui est le bloody douzième voleur. En vous laissant méditer sur les méfaits de la drogue, out.

par petit tarsier chafouin

Top React (6) Dec 15, 2004 21:18

Don't steal templates. Or logos. Seriously man, don't.