Bridget Jones : The Edge of Reason

Wesh, nos confrères journalistes américains n’ont pas été spécialement tendres avec la suite du Journal de Bridget Jones qui pourtant, au-delà de l’aspect commercial et d’une foultitude de vannes spécialement prévues pour un marché pas si restreint que ça, sublime le film d’auteur. Car The Edge of Reason est la redoutable mise en abime d’un réalisateur, dont l’objectif ultime est de nous faire partager un désespoir accumulé pendant plusieurs décennies.

Eh oui, à la vue de BEEBAN KIDRON, on comprend immédiatement pourquoi il fallait que Renée Zellwegger pèse à peu près deux quintaux. "It’s really just math. I’ve been eating lots of really fattening food. I read that I’d been eating doughnuts, but they’re not really my thing’’ nous dit-elle, non sans trahir un petit sourire de tarsier malicieux. Notre éminent lectorat en déduira les suites logiques.

L’histoire en elle-même n’a que peu d’intérêt : vous n’essaierez même pas de comprendre comment Bridget Jones navigue entre les receptions huppées londoniennes et les prisons thaïlandaises pour reconquérir Mark "Oh boy ! I forgot my smile in the graveyard" Dorcy (Colin Firth).

Certes, l’actrice monopolise constamment 90% de l’image ce qui peut gêner le spectateur chafouin - on le connaît : cinéphile, esthète - dans l’appréciation de l’oeuvre. Mais quelle justesse ! The Edge of Reason autopsie l’obésité dans ce qu’elle a de plus terrible : une laideur pure, sans apparât. Et le film de délivrer un message universel, presque Mazaurettien dans sa richesse philosophique : la vie est plus simple lorsqu’on est beau. Good job, BEEBAN.

A contre-courant une fois de plus, et peut-être plus sensible aux grands malheurs de ce monde, la rédaction de chafouin "never seen before" V1 ne peut qu’applaudir une oeuvre si personnelle. D’ailleurs, pour les éventuels dons, envoyez ici, on forwardera tout vers l’UNESCO.

Sortie le 8 décembre
Trailer

par petit opossum chafouin

Top React (0) Dec 4, 2004 15:03

Don't steal templates. Or logos. Seriously man, don't.