Alexander

Oliver Stone, dont le principal talent est, nous ne mentirons pas pour une fois, l’abus furtif mais néanmoins massif de crack, s’attaque, quelques petits mois après Troy, au second opus du nouveau genre en vogue à Hollywood : le film de kung-fu période Grèce antique featuring le classique moine Shaolin grec gay. Et, non, ce n’est pas redondant, bande de généralisateurs chafouins.

Après Achille Pitt, Alexandre le Grand Farrell pérpétue, à l’aide d’une subtile décoloration capillaire des plus réussies, une fonction méconnue mais néanmoins quintessentielle de l’industrie cinématographique : la préservation et la propagation de faits historiques absolument véridiques mais, pour d’obscures raisons, ignorés du grand public ou, pire encore, considérés comme totalement mensongers par la plèbe ignorante. Le petit révisionnisme classe du jour nous apprend que tous les Grecs de l’Antiquité etaient des blonds platines aux yeux turquoise, une mutation génétique chafouine ayant probablement transformé leurs descendants avec pour résultat les monstres que nous connaissons actuellement.

L’histoire bien connue de tous raconte la courte mais tumultueuse vie d’Alexandre, imperialist ruler old school de son état. Versé dès son plus jeune âge dans les styles d’arts martiaux Shaolin de la Grue Blanche et de la Mante Religieuse Septemptrionale grâce aux enseignements de son Sensei poilu, un vieillard nommé Aristote, le petit Alexandre grandit et se rend compte que sa maman est extrêmement bonnasse. Maman incarnée par Angelina Jolie, toujours coquine mais parlant avec un accent russe pour des raisons purement mystiques. Ne kiffant (incompréhensiblement) pas l’inceste plus que de rigueur, il décide de s’aventurer au loin pour oublier les appels de la chair maternelle. Pour ce faire, rien de plus pratique que de conquérir plus ou moins tout ce qui se trouve à l’est de sa Macédoine natale, ces gens là n’étant pas plus civilisés dans le temps qu’ils ne le sont de nos jours. En remplacant Macédoine par USA et X par W, ça marche bien entendu pour un remake contemporain. And so the stage is set.

Suivent trois merveilleuses heures de pur bonheur cinématographique où l’on suit avec une déléctation quasi-orgasmique les pérégrinations du choupinet à travers les territoires barbares. D’abord les Perses, farouches mais néanmoins coquets guerriers n’oubliant jamais d’abuser du mascarat avant de s’aventurer sur le champ de bataille. Puis les classiques mais non-moins redoutables elephant-riding Indiens, au regard torve et au turban classieux. Et, cerise sur le gâteau, moult interludes sulfureux d’intenses amourettes homosexuelles entre Jared Leto et Alexandre Farell, symboles de tout un peuple parachevant un chef-d’oeuvre ne manquant, avouons-le, que de quelques malheureux petits zombies pour sérieusement faire trembler Titanic et Ben Hur au palmarès des Oscars. Live from Westwood, OUT !

Sortie le 5 janvier 2005
Trailer

par petit tarsier chafouin

Top React (4) Nov 27, 2004 9:32

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