Alfie

Cordialement invités par notre pote Steven, pique-assiette à Hollywood, à l’avant-première d’Alfie, nous avons pu apprécier, putes et coke à disposition, ce nouvel élan de rationnalité d’un cinéma tendant de plus en plus à s’identifier à une majeure partie de la population. Preuve en est : le casting, Jude Law en tête, au physique monumentalement bandant, et ici très à l’aise dans l’application littérale de Flirting for Dummies.

Collant parfaitement à la réalité, Alfie, chauffeur de limo pour satisfaire aussi la classe ouvrière, expérimente des prenages à la papa innombrables sur une kyrielle de bonnasses aux seins étrangement libérés de l’apesanteur. Charitable, Alfie ne nous oublie pas et dévoile son imparable secret, matérialisé en ces quelques mots d’une redoutable profondeur : change your nature and you’re a dead man.
Evidemment, si vous faites partie des rares personnes mesurant moins d’1m85, pesant plus que 75 kilos, et n’étant pas model chez Elite, il se peut tout à fait que vous ne compreniez pas cette philosophie.
Mais laissons les situations marginales au cinéma d’auteur français, you’re in Hollywood homey.

Signe que Satan existe, notre pauvre Alfie devient malheureusement impuissant en plein milieu d’un threesome à la suédoise et se fait larguer immédiatement par ses 560904 fuck-friends petites amies. Par cette plongée dans un mélodrame dont on se sent mystiquement étranger, le spectateur chafouin pense saisir la quintessence de la mécanique Hollywoodienne, si bien rodée qu’on aurait presque pitié de notre malheureux 1) sex-symbol 2) womanizer 3) OMG WTF HE’S SO CUUUUUTE !!!!!! (rayez la mention inutile).
Grossière erreur ! Alfie n’a rien, Alfie est sauvé, Alfie envisage un instant de changer de vie mais Alfie recommence aussitôt à penser avec sa bite et s’enfile, en témoignage d’un bon rétablissement, une poignée de petites putes dans des endroits bougrement coquins.

Programmé astucieusement dans les salles quelques jours après Noël, nul doute qu’Alfie permettra aux chirurgiens plastiques de recueillir les étrennes de vos grands parents, bien utiles cette fois-ci pour démarrer 2005 sur de bonnes bases. Et j’entends par bonnes bases un nouveau nez, des lèvres pulpeuses et un pénis un peu plus long, indispensables à l’homme du XXIème siècle conçu par Charles Shyer.

Sortie le 29 décembre 2004
Trailer

par petit opossum chafouin

Top React (4) Nov 21, 2004 17:54

Don't steal templates. Or logos. Seriously man, don't.