Innocence

Wesh, live report de notre succursale naïnaï, Innocence est la suite de Ghost in the shell (ça poutre), japanim aux allures bien, bien mystiques mais culte pour des dizaines de geeks en manque de layouts pucca (ou bien ici).

Innocence perpétue la tradition japonaise des scénarii uniquement compris par une branche très restreinte de l’undergroundz nippon, acceptant aveuglément de transposer n’importe quelle logomachie en métaphysique cyberpunk. Car le grand drame de nos amis Hitchihimoko et autres Mamanorunomishite se pose en filigrane tout au long du film : ce sont de grands penseurs incompris. Et chafouin.com zêta de décoder le malaise oriental spécialement créé par mon humble personne. Eh ouais.
Malheureusement incapables de retranscrire dans un langage compréhensible les divagations de Mamoru Oshii, nous supposerons donc qu’un efficace moshi moshi sera à-même de trouver une putain de logique aux événements se succédant sans apparent rapport devant nos yeux de bons vieux européens.

Sur un plan plus visuel, Innocence est chaudement recommandé à toute sorte de paria, exclu de la vie sociale, joueur de MMORPG, chômeur de longue durée, bref, à tout individu s’étant plus ou moins éloigné de l’humanité pendant les 5 dernièrs siècles. Inexpressifs au possible, les personnages ne sont là, paradoxalement, que pour souligner l’absence d’un sémillant petit gay ou, at least, d’un haïtian nigga vnr, toujours efficace au milieu d’une bande de petits japs creepy.

Probablement l’unique film plebiscité cette année par Les Cahiers du Cinéma, l’individu ayant atteint ce tel niveau de hype pourra qualifier Innocence d’extrémement alternatif. Mais ne blâmons surtout pas les autres de se foutre éperdûment de la frénésie philosophico-hallucinatoire d’une poignée de petits individus bridés.

Sortie le 1er décembre
Trailer

par petit opossum chafouin

Top React (6) Nov 18, 2004 1:11

Don't steal templates. Or logos. Seriously man, don't.