After the Sunset

Weshy wesh, la course aux Oscars se complique sérieusement avec l’arrivée en force d’un prétendant poids lourd : After the Sunset. Brett "Moshe" Ratner, Spielberg de la génération MTV (Money Talks, Rush Hour 1&2, Red Dragon) nous livre la plus ou moins inédite histoire du couple de cambrioleurs beaugosses (Brosnan et Hayek) montant un dernier coup avant la retraite, poursuivis par un acharné mais nigaud agent du FBI (Woody "je ne sais pas sauter" Harrelson) étant, unfortunately, fort peu chafouin.

Physiquement épuisé par les moult galipettes nocturnes avec sa compagne du moment, la fine et coquine Serena Williams, l’ami Brett trouve dans un abus massif de LSD les ressources mentales nécessaires pour sublimer par un sens de la mise en scène hors-norme (comprendre une surmultiplication de gros plans sur la poitrine pulpeuse de Salma Hayek) un film slash spot publicitaire pour les Caraïbes autrement voué à un échec artistique et commercial certain.

Le scénario, que la plèbe trouvera ésotérique mais que chafouin zêta, dans son infinie sagesse, qualifiera de spirituellement nuancé, met en scène Brosnan et Hayek en voleurs de bijoux / amants passionels / moines Shaolin de service, appréciant une pré-retraite paisible sur une île paradisiaque après avoir fait carrière et fortune en ridiculisant ce pauvre Woody, agent du FBI / témoin impuissant / faire-valoir comique de leurs vols astucieusement incohérents à base de téléguidage de 4x4 gouvernementaux à l’aide d’un simple Palm Pilot et autres stratagèmes mystiques mais néanmoins attributs classiques de la panoplie de tout cambrioleur international digne de ce nom.

Pour le plus grand bonheur du spectateur chafouin, tout part encore une fois en couille lorsqu’un paquebot abritant le troisième diamant de Napoléon (whatever that is ...) accoste, par un hasard que 59 millions d’américains qualifieraient de providentiel, sur notre ile fantastique. Evidemment, le bijou en question est à peu près le seul que Brosnan-Hayek n’ont pas eu l’occasion de voler, leur faisant oublier manu militari leur condition de retraités du grand banditisme. Cheveu-sur-la-soupe-stizz arrive Woody qui, n’ayant manifestement pas vu The Thomas Crown Affair, croit pouvoir griller le surpuissant Brosnan.

Brett "crack is good for you" Rattner rajoute Don Cheadle dans l’équation, sans véritable fonction scénaristique mais toujours utile pour remplir les quotas ségrégationistes de rigueur (et ça plaira à la belle-famille). Vous ne vous en étiez pas rendu compte (sans doute par manque de chafouinerie), mais la magie d’Hollywood a réuni là tous les ingrédients quintessentiels d’une petite merveille du genre, à savoir une abondance de quiproquos cage-aux-folles-iens cocasses (mais nooooon, Woody et Brosnan ne s’enculent pas), des gros plein bénis de Salma Hot Mamasita et, thank God, l’absence de la présence agaçante de Connery/Zeta-Jones et leurs accents relous, précurseurs malheureux et désormais oubliés du genre.

Oh, et just so you know, sous la pression énorme de notre influent lectorat québeco-gothique, un blitz de critiques cinématographique suivra dans les prochaines semaines. Signing off live from the O.C, chafouin, OUT LIKE JOHN KERRY.

Sortie en février 2005
Trailer

par petit tarsier chafouin

Top React (7) Nov 14, 2004 12:48

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