Saw

Prenant à contre-pied les clichés du film d’Halloween stéréotypique, Saw est une petite merveille d’ingénieuse originalité creepy/gory qui fera frémir jusqu’aux plus chafouins d’entre vous.

Tout commence lorsque deux individus lambda se réveillent enchainés à la tuyauterie de chiottes situées, ceci n’étant que pure spéculation, on ne sait pas trop où. Leur ravisseur leur ayant grâcieusement fourni des scies juste pas assez aiguisées pour rompre leurs chaines mais néanmoins largement suffisantes pour scier leurs propres jambes, les poor heroes se retrouvent confrontés à un cruel dilemme.

Nos deux amis, semi-amnésiques dans l’unique but d’incorporer moult flash-back mystiques, sont séparés par un cadavre ensanglanté qui se révélera être, ne lisez surtout pas si vous ne kiffez pas énormément les spoilers, le serial-killer / mastermind du film simulant plutôt adroitement la mort afin de pouvoir se trouver dans la pièce tout au long du film incognito pour des raisons cheloues qui lui sont sans doute propres. Des sources exclusives à chafouin epsilon avancent que, émulant Pascal Sevran, le sale petit batard ne veut tout simplement quitter l’écran sous aucun prétexte. Peu importe.

Notre brave serial-killer est, nous l’apprendrons par le biais des flash-back gory retraçant ses précédents faits de gloire, un habile psychopathe punissant ses victimes parce qu’elles ont plus ou moins pêché (celui-ci et non celui-). Alors bien évidemment, si ce scénario astucieux vous rappelle vaguement quelque chose, vous êtes un chipoteur de mauvaise foi indigne de chafouin.com.

Car le catch 22 imaginé par le fourbe réalisateur est que notre killer chafouin ne tue pas directement ses victimes. Trop malin pour se compromettre aussi bêtement, le jigsaw killer (spooky name de circonstance) enferme ses victimes dans des lieux clos, les soumettant à des épreuves marrantes (que chafouin.com, fidèle à son éthique irréprochable, ne dévoilera pas) leur offrant une minuscule chance d’en sortir vivant. Comme si ce n’était pas suffisant, le rusé personnage couvre ses arrières en revêtant d’élégants accoutrements masqués, astuce pour le moins inédite dans un genre pourtant victime de stéréotypes indéboulonnables.

Malgré un manque évident de zombies que l’on déplorera d’autant plus en cette période post-Halloween, Saw dispose d’arguments persuasifs et novateurs tel le serial-killer machiavélique, un scénario rempli de surprises gory émoustillant le spectateur psychopathe de base, et, cerise sur le gâteau, Danny Glover en Morgan "obsessive cop" Freeman local contraignant notre rédaction à chaudement recommander ce petit bijou du genre.

Last but not least, big up à notre homey binnie qui a contraint nos tech-admins pakistanais a trimer d’arrache-pied pour maintenir le site up and running. Chafouin, out !

par petit tarsier chafouin

Top React (4) Nov 5, 2004 0:04

Don't steal templates. Or logos. Seriously man, don't.