Anacondas : à la poursuite de l’orchidée de sang

Réalisé dans l’optique des Oscars, Anacondas : à la poursuite de l’orchidée de sang est avant tout un magnifique film de genre, toujours entre deux eaux, comme un train faisant d’incessants aller-retours entre l’aventure métaphysique et le scream-movie novateur. Trimballés à Bornéo pendant la saison des pluies (poor people), une poignée d’arrivistes vénaux partent en expédition dans la jungle afin de trouver une orchidée censée donner la vie éternelle (on nous l’avait jamais faite, celle-là).

Bénéficiant d’une construction scénaristique jouant habilement sur les successions d’événements ingrillables à l’avance tant ils sont originaux (indigènes coupeurs de tête, orgie de serpents, 5000m à l’éthiopienne entre un ouistiti supersonique au regard salement chafouin et un anaconda), le film peut se targuer de remettre en cause des décennies de blockbusters hollywoodiens en réunissant pour la première fois des effets spéciaux déments et des dialogues simplement quintessentiels. En témoigne la scène inoubliable du film, illustrant bien cette harmonie cosmique, qui voit la scientifique, d’une rationnalité absolue, proposer d’appeler la police après avoir dégringolé d’une cascade de 50 mètres de haut et s’être faite frôler par un anaconda si long et si large que la petite pute blonde y aurait facilement trouvé son compte.

L’attraction majeure du film est, il faut bien le dire, la principale bonnasse, qui non contente de se faire draguer par un médecin pâlement pablito, se fait également accoster par les deux autres blancs (les noirs concentrant leurs hormones sur la négresse, selon une logique éthnique parfaitement américaine), laissant au spectateur chafouin une intéressante perspective de partouze dans la jungle. Unfortunately, le plus vénal de tous se transformera plus ou moins en serial killer, étouffant alors tout espoir de voir enfin d’autres paires de seins que les mamelles d’anaconda.

Tablant sur une intrigue philosophique - la recherche de la vie éternelle - peut-être un peu trop compliquée pour certains, Anacondas sortira sur les écrans le 10 novembre, le temps pour vous de relire les Evangiles en hébreu, ou au moins le Que sais-je ? sur les reptiles.

par petit opossum chafouin

Top React (11) Nov 2, 2004 0:00

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