The Grudge

Contrairement à nos confrères défavorisés de la branche européenne de chafouin.com, affectueusement surnommés les gueux par nous autres élites de la maison mère californienne, nous profitons de l’avantage stratégique apporté par notre localisaton géopolitique chafouine pour voir les films en vraies avant-premières, avec putes, cokes, mannequins, bimbos hollywoodiennes et toutes les banalités d’usage qui nous ennuyent tant.

Surfant sur la vague des remakes de film d’horreur japonais à base de gamins creepy, The Grudge met en scène une Sarah Buffy Gellar resplendissante, nez plus chelou que jamais et poitrine irrésistiblement attirée par le noyau terrestre. Le film ayant l’étrange qualité d’avoir été remade par l’illustre Takashi Nakata Shimizu, déjà responsable des Ju-on originels, les effets de style obligés du genre, tel le petit gamin creepy au visage recouvert de cheveux surgissant mystiquement d’à peu près partout afin d’assassiner une foule de personnes relativement innocentes et gentilles par le seul pouvoir de ses yeux de tarsiers chafouins, sont gérés avec une Maestria digne du GZA.

La trame narrative mystique aura le don de plaire aux millions de lecteurs de chafouin.com epsilon, amateurs reconnus de non-sens et de flash-back inutiles renforçant l’impression d’incohérence ambiante. Au Japon, c’est bien connu, toute personne mourrant dans un accès de rage violent laisse derrière elle une malédiction, un grudge chafouin frappant toutes les personnes ayant le malheur de fréquenter le lieu du décès VNR. Guess what, une coincidence fortuite fait que le petit microcosme du film a la chance de graviter autour d’une de ces maisons maudites. Eh ouais.

Buffy est une assistante sociale slash étudiante exilée à Tokyo, survivant dans cet environnement hostile à l’aide des deux seuls mots de japonais qu’elle maitrise, les surpuissants moshi moshi. Envoyée par son employeur à l’aide d’une vieille dame cheloue vivant seule dans une maison lugubre et isolée, cette bouffonne ne sent pas le sale coup venir malgré les moult slasher movies où elle s’est déjà faite charcuter dans des circonstances similaires. Lorsqu’elle découvre un classique gamin creepy tenant un non-moins classique petit chat noir ouf dans ses mains, littéralement emmuré dans une pièce du second étage, et qu’au lieu d’alerter immédiatement les services compétents du style police, GIGN ou Moujahedins Afghans, la sombre petite pute décide de téléphoner à son petit ami faussement beaugosse, surcompétent étudiant en architecture japonaise (le spectateur attentivement chafouin déduira cela lorsqu’il le verra réviser un partiel en lisant un livre sobrement intitulé Architecture Japonaise), le décor est planté pour un partage en couille majeur.

Alors, évidemment, les rabat-joie habituels objecteront que le film succombe aux clichés sur-utilisés du genre. Reproches que nous autres élites de chafouin.com western edition balairons d’un revers surpuissants de nos mains douces et manucurées. Oui, tous les Japonais sont dotés d’un gêne les contraignant irrémédiablement à s’engouffrer par tous les moyens dans des recoins sombres et étroits du grenier lorsqu’un petit gamin creepy les y attire à l’aide de bruits chelous rappelant le râle de l’opossum en rut. Oui, plus ou moins 73 personnes meurent ou disparaissent dans de mystérieuses circonstances dans un même maison sans que personne ne conclue qu’il s’y passe quelque chose de relativement mystique. Oui, toutes les vidéocassettes japonaises comportent des fillettes ensanglantées et au visage recouvert de cheveux s’extirpant de l’écran en émettant des bruits chelous. Mais ce sont des faits propres à la société japonaise, amis ignares. Des faits. Le Japon est réellement de la sorte. Comprenez-le bien.

Chafouin.com. éternel vecteur de tolérance et de fraternité entre les peuples, incite ses lecteurs à accepter les scénarios incohérents et totalement mystiques comme magnifiques exemples de diversité culturelle. Et puis, surtout, lorsque quatre petites pétasses épouvantées quittent la scéance sous les applaudissement de la salle en délire à la suite d’une scène particulierement ouf impliquant un petit gamin creepy, c’est preuve que le film d’horreur est réussi, mes amis. That being said, I’m out like the Yankees.

par petit tarsier chafouin

Top React (2) Oct 25, 2004 8:49

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