Alien VS Predator

Une carte de presse VIP dans la poche, la rédaction de chafouin.com était particulièrement excitée à l’idée d’assister en divx, en avant-première à la représentation du film incontournable de cette fin d’année : Alien VS Predator. Et, sapristi, nous ne fûmes pas déçus.

Défiant avec un petit air chafouin toutes les règles de marbre du business-marketing hollywoodien, Paul Anderson étend le concept du film-tolérance à son point de satiété, en associant désinvoltement un casting entièrement composé de véritables trisomiques 21 à un message racial universel. Simple exemple, mais de taille, la neige majestueuse de blancheur immaculée, omniprésente tout au long du film, est ici compensée par une négresse héroïne pas franchement bonne, mais parfaitement dans l’esprit de ce cross-over ethnique.

Incapables de retenir de fréquents petits gémissements de plaisir lors de la séance, nous avons pu nous délecter pendant plus d’une heure et demie d’une réalisation limpide mettant en scène des personnages au background hyper poussé (et notamment des passés troubles d’alpinistes bourrés) mais surtout d’un combat monumental entre les deux grands perdants de la distribution cosmique de points beau-gosse : les predators et les aliens. Ceux-ci toutefois ne sont pas en reste, loin de là, grâce à l’inspiration très coke du directeur de photographie qui a transformé les premiers en uruk-haï de ferraille, magnifiquement coiffés de dread-locks (probablement pour représenter les jamaïcains, grands absents du film) et qui a doté les seconds d’un efficace système électrique EDF, leur permettant de resplendir de mille éclairs terrifiants.

Le scénario est classique, il faut bien l’avouer : une pyramide multi-culturelle remplie de maintes créatures cheloues est retrouvée sous la banquise ; un scientifique forme une équipe pour s’y rendre et tout le monde meurt. Too bad, diront certains, mais à ceux-là je leur répondrai : NON, simple allégorie tout en finesse de la vie humaine, on meurt tous à la fin. Eh oui, les sous-entendus philosophiques sont profonds.

Haletantes, les minutes s’égrènent aussi vite que ne se retrouvent charcutés successivement une bonne dizaine de chercheurs, dont, lors du point culminant du film, le bourgeois asthmatique, après avoir courageusement tenté d’allumer au chalumeau un prédateur charitable qui venait de l’épargner.
Offrant une bonne alternative aux films de zombies gays, Alien VS Predator n’aura pas manqué de se terminer sous un tonnerre d’applaudissements de nos confrères journalistes, émus jusqu’aux larmes lorsque l’héroïne se fera draguer, en signe de rémission, par un prédateur beaucoup plus bandant qu’elle.

par petit opossum chafouin

Top React (7) Oct 24, 2004 21:19

Don't steal templates. Or logos. Seriously man, don't.