Rentrée télé 2005 - Lost

Wesh, passage en Chafouin Epsilon oblige, il est encore ici question d’exclusivité franco-mondiale, puisque nous allons parler de la nouvelle série à succès de la chaîne ABC : Lost. Avant de pouvoir s’arroger le prix de la série la plus incohérente de l’ensemble des grilles américaines, Lost prétend au titre d’une formidable entreprise de recyclage avec entre autre, dans le patrimoine télévisuel, les agents Kendall et fat-ass Weiss d’Alias, le petit jap agent secret/agent matrimonial (quelle surcompétence) de 24 et ER. S’ajoutent en provenance de la nébuleuse cinématographique, l’excitant Pippin du Seigneur des Anneaux dans le rôle envié du junkie de service et, en guest star absolue, le demi-géant d’Hogwarts : Hagrid.

Casting original, donc, mais qui ne vaut rien en comparaison de la trame principale, dont l’essentiel se déroule sur une île déserte à la Cast away, sur laquelle se retrouvent une trentaine de passagers rescapés d’un crash aérien, et où les noix de cocos et autres vagues de 130 mètres de haut sont remplacées par des rangées de palmiers qui s’effondrent de façon mystique, sous l’impulsion encore plus mystique d’une cohorte d’ours polaires et de sangliers cohabitant on ne sait trop comment par 40 degrés à l’ombre.

Evidemment, au milieu de cette faune et flore si hostile, les producteurs ont jugé bon de placer un médecin d’une extrême beaugossitude, l’ex womanizer Charlie Salinger de Party of Five, qui dès le premier épisode : 1) extrait miraculeusement un pablito de la carcasse d’avion fumante ; 2) entraîne une femme enceinte dans un vol plané heureusement amorti par le bébé ; 3) se fait recoudre une entaille de 50 centimètres de long par une ex-taularde à l’aide d’un kit de couture et, fin du fin, 4) envisage une trachéotomie avec une poignée de stylos bic.

Derrière un scénario à mi-chemin entre koh-lanta et les chefs d’oeuvre du cinéma insulaire, Lost impressionne surtout par son message subtil de fraternité inter-ethnique subrepticement matérialisé par l’entente cordiale d’un soldat de la garde républicaine irakienne (on sait où ils ont fui, maintenant) et de son alter-égo ricain vétéran de la guerre du golfe.

Discours humaniste, corps en décomposition sans bodybags adéquats, présence affolante d’un grand nombre de bonnasses, population tex-mex aux cheveux suffisamment gras, Lost cumule les effets de style susceptibles de plaire aux nombreux lecteurs de chafouin.com, malgré une représentante asiatique qui décevra les sino-libertins les plus pervers.

par petit opossum chafouin

Top React (3) Oct 21, 2004 2:20

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