Eternal sunshine of the spotless mind

Après avoir laissé une trace mystique dans le monde du vidéoclip (on se souviendra notamment de l’incompréhensible Bachelorette, de la jolie björk), Michael Gondry s’attaque, avec toute l’artillerie mentale dont il dispose au concept-film métaphysique, s’engouffrant dans la brèche déjà bien défoncée après le passage de Matrix et accessoirement, de The Girl next door. Dans le rôle principal, le truculent Jim Carrey réenfile son costume d’acteur moyen laissé dans le décor en carton-pâte du Truman Show, et abandonne au passage ce pour quoi il est doué, à savoir imiter avec une précision millimétrée et dans des conditions d’exceptionnelle sobriété l’attitude pourtant extrême d’un junkie sous effet constant d’ecstasy. Mais Michael Gondry sait nous étonner, et prouve encore une fois son admiration secrète pour les constructions scénaristiques absolument incohérentes en nous proposant cette fois-ci, pêle-mêle, des brainwash en veux-tu en voilà, des docteurs bolchévik à la pelle, sans parler d’une réalisation qu’on pourra dire fantastiquement équilibriste, fragile et assurée comme un trapéziste mais que chafouin.com préférera, pour des raisons de pure objectivité, qualifier de marginale et complexée par l’emprise de ses aînés. Car Michael Gondry, s’il s’inspirait pour ses clips d’une sorte de celebrity deathmatch entre un alzheimer phase terminale et une petite trisomique attachante, semble désormais s’attaquer à l’industrie lourde cinématographique en matière de cadrage élitiste et pointilleux : la saga Blair Witch. Mais là où des films comme La Beuze compensaient le génie débordant de leur scénariste/réalisateur par une pure bonnasse, Eternal sunshine of the spotless mind nous offre deux bombes H, en pack XXL parce que la taille en dessous ça suffisait pas pour Kate Winslet, le duo des actrices trompées par l’amour que sont justement, l’égérie de Titanic et la girlfriend incompatible de Spiderman, Kirsten Dunst. Comment dès lors ne pas se jeter dans les salles obscures pour apprécier toute la teneur de ce chef d’oeuvre ? Une chose est sûre, la fine équipe de chafouin.com va s’y rendre, elle, afin de confirmer les dernières rumeurs, déjà largement débattues ici-même, faisant état de la domination actuelle de l’église de scientologie sur l’industrie du film américain.

par petit opossum chafouin

Top React (4) Oct 16, 2004 0:35

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