Van Helsing

Personne ne pensait qu’il était possible de supplanter Dawn of the Dead, chef-d’oeuvre cinématographique d’ores et déja grandissime favori pour l’Oscar du meilleur film 2004. Oui mais voilà, personne n’avait vu Van Helsing, nouvelle référence du cinéma d’horreur-action. Alors que Dawn of the Dead misait tout sur son absence totale de scénario, Van Helsing surenchérit avec son arme fatale : un scénario absolument mystique, que Stephen Sommers a sans nul doute écrit avec une quantité monstrueuse de crack débordant des narines.

Amateurs de cohérence, passez votre chemin. L’ouverture, filmée en noir et blanc pour d’obscures raisons, montre comment le Comte Dracula tue le Dr Frankenstein afin d’obtenir le contrôle de sa Créature, pendant qu’Igor essaie de faire la tête la plus diabolique possible histoire que personne ne doute de sa chafouineté. Flash forward un an plus tard sur les toits de Paris. Notre brave héros Van Helsing, qui est au Vatican ce que James Bond est au MI5, traque et tue un Mr Hyde qui se la joue bossu à la Quasimodo, pour d’obscures raisons que chafouin.com attribue encore une fois à l’usage massif de crack de Stephen Sommers. Un policier français, se penchant sur le corps de Hyde redevenu Jekyll entre-temps, crie avec dégout "Vane Heul-sing, you meur-deu-reur !!" au pauvre justicier incompris.

Quelques aléas mystiques du scénario plus tard, parmi lesquels un passage par les chambres souterraines secrètes du Vatican (je ne soulignerai jamais assez le mysticisme total du scénario) où Carl, la version Apprenti Moine de Q du MI5 (joué par David Wenham qui passe ici du rôle de Faramir dans le SdA à celui de sous-merde - triste déchéance), remplit les poches de Van Helsing de moult armes cheloues, on se retrouve en Transylvannie pour le plat de résistance : la chasse au vampire.

ET QUEL PLAT, MES AMIS. Trois putes volantes quasi-nues (les fiancées de Dracula, dont une jouée par la remarquablement bonnasse Josie Maran) annoncent la couleur d’entrée. Puis entre en scène la Baronesse Anna Valerious, chassant allégrement le vampire par -15 degrés en sous-vêtement de latex. D’Underworld à Van Helsing, Kate Beckinsale s’impose en nouvelle égérie dominatriX de la scène SM holywoodienne et prouve s’il en était besoin la surpuissance de la chirurgie esthétique. Je ne divulguerai pas le reste du scénario, d’une part parce que chafouin.com est totalement spoilers-free, mais surtout car je ne voudrais pas priver le lecteur chafouin de l’hallucination totale qu’il ne manquera pas d’éprouver en réalisant l’incohérence totale qui règne en maître tout au long du film.

Non, franchement kufr, un film avec des putes volantes, une chasseuse de vampire dominatrix, un Monstre de Frankenstein qui réçite la Bible, aucun lien rationnel entre ces divers éléments et, cerise sur le gâteau, des loups-garou qui débarquent de nulle part sans AUCUNE putain d’explication ... Ce serait un crime de le manquer.

par petit tarsier chafouin

Top React (0) May 9, 2004 9:10

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