Hostel

Wesh, les films d’horreur continuent de défiler à une vitesse folle sur votre bien-aimé chafoon.com, telle une farandole de zombies génétiquement modifiés (les fameux ZGM supersoniques, à ne pas confondre, erreur classique, avec des kenyans affamés), le nouvel arrivant pimpant étant (assonance de ouf, five (=5) points) Hostel, production over-hyped de Quentin "syndrome de Tourette" Tarantino , réalisée par Ariel Sharon Eli Roth et censée révolutionner un genre que l’on murmure plus agonisant qu’un Jean Paul II circa 2005. Bien entendu, l’intelligence supérieure, le raffinement analytique classieux, le légendaire bon goût ultime caractéristique et universellement reconnu de Chafouin Media nous permettent de vous dire qu’il n’en est absolument rien, puisqu’il se trouve qu’Hostel est une bonne grosse bouse chevaline fraiche, certes tendre et moelleuse, mais néanmoins putride ; ici chafouinement déguisée en véhicule cinématographique pour adulescents se croyant cools mais n’étant en fait, hélas, et c’est bien triste à dire, que des putain de trisomiques. Sorry guys, but it’s the truth.

L’ouverture se situe à Amsterdam, où Paxton le californien qui devrait plutôt s’appeller Chico ou je ne m’y connais pas en mexicains, Josh le californien qui écoute Death Cab for Cutie ou je ne m’y connais pas en goths/EMO/assimilés, et Oli le père de famille islandais queutard à ses heures perdues ou je n’ai aucun petit commentaire sarcastico-bidon à fournir puisqu’un personnage incarnant l’incohérence même annihile par sa nature intrinsèque toute ébauche de vanne dans l’oeuf, sont à la recherche de ce que tout touriste cherche là-bas : de la coke et des putes. Finement renseignés par une sorte d’aiguilleur pour pervers, ils mettent le cap pour un hostel perdu dans la campagne slovaque qui serait soi-disant un secret pour initiés : un baisodrome rempli de bonnasses nymphomanes ne kiffant rien de plus que de manger de la bite made in USA. Trop cons pour se rendre compte que ce genre de plan est invariablement un putain de piège dans les films semblables à celui dont ils sont les héros, nos trois Mousqueutards (watch out Agapi) mettent le cap à l’Est en se réjouissant à l’avance des défouraillages en règle qu’ils vont passer à la faune féminine slovaque. Mais que neni, car rien ne va se passer comme prévu, et l’observateur alerte et chafouin remarquera que c’est tant mieux, puisque nous ne sommes pas dans un film de boules, et par la même il passera magnanimement sur mon usage plus qu’inorthodoxe, pour ne pas dire littéralement illégal, du que neni. Eh oui, je suis ouf comme ça, je vous chafouine linguistiquement avec des subtiles tournures pirates inspirées de dialectes zimbabwéens. Ok je dis de la merde.

La suite est relativement conventionnelle et constitue à proprement parler la partie "horreur" de ce qui est, nous en avions convenu, un film d’horreur, tout aussi merdique qu’il soit. Des bonnasses tchétchènes baisent nos héros et leurs complices profitent du sommeil de guerrier réparateur et juste qui s’ensuit pour les kidnapper un à un. Oli, non-américain du lot, est bien entendu le premier à passer à la casserole, constituant ici un substitut efficace au traditionnel Noir qui crève en premier dans les films d’horreur à persos 100% cainris. A ce moment précis, une rupture s’opère, et telle une déchirure du continuum spatio-temporel, on distingue nettement la cocaïne prendre le dessus sur les neurones dans la lutte fratricide se déroulant dans le cerveau du scénariste. Les kidnappés sont emmenés dans des caves pseudos-glauques où ils sont enchainés et livrés à de riches psychopathes en herbe, trop pleutres pour assassiner comme des grands mais payant une petite fortune pour avoir le droit de torturer et trucider ces victimes servies sur un plateau. La snuff-entreprise est de grande échelle, et on croise toutes sortes de oufs dans les caves débordant de wannabe killers, du chirurgien manqué et légérement homosexuel essayant de finement découper ses victimes au putain de Viking masqué et en jupe brandissant, je ne mens même pas, une tronçonneuse géante qui ne servirait dans le monde réel qu’à tuer des personnes de proportions véritablement gargantuesque, les classiques phénotypes Hagridiens ou Cerisesques.

Paxton le mexicain, plus malin que les autres parce que mexicain, se fait fourbement enfermer dans des chiottes de discothèque où il fait un coma éthyllique, stratagème hautement ingénieux et typiquement mexicain qui lui évite kidnapping, torture, trucidage etc ... ce qui ne l’empêche pas de se jeter dans la gueule du loup afin de tenter de sauver ses amis déjà morts, savoureuse ironie scénaristique tarantinienne du film. La suite, celle où Paxt s’échappe des caves par miracle et me-fu trois-quatre snuffeurs (dont l’aiguilleur/rabbateur chafouin initial et les bonnasses-appâts) dans un final-vengeance Kill-Billisé, à vous de la découvrir, je ne vous gâche pas le "plaisir". Hostel est à recommander aux kiffeurs de films d’horreur qui ne font pas peur, aux amateurs de gore crétin et gratuit, aux sans-amis n’ayant rien de mieux à faire que de regarder de la merde et surtout, ne les oublions pas, à nos amis les hydrocéphales. Sinon, eh bien, non. Out !

par petit tarsier chafouin

Top React (31) Feb 14, 2006 10:51

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