Saw 2

Wesh, après une brève interruption que le lecteur moyen - on le devine crédule, naïf, on le nommera Simplet - aura pris pour de la pure paresse ; mais en laquelle l’individu supérieur et rusé qu’est l’übermensch chafouin aura décelé un furtif mais non moins véritable cyber-Jihad statique destiné à annihiler les B.D infidèles danoises par un silence classieux mais néanmoins dévastateur, Al Abu Shaffuin reprend du service, prose hybride mi-Gogol/mi-mongole en guise de cimeterre dissèquant une flopée de films de genre constituant ce qui va être un cycle horror/sci-fi version chafouin.com. Une petite histoire de serial killer manipulateur et sadique n’ayant jamais fait de mal, Saw 2 ouvre le bal, rime riche, two points, Slovakia. Let’s roll.

Il est ici question d’un certain M. Jigsaw, tueur en série possédant toutes les qualités nécessaires pour faire partie de l’élite de sa caste : surnom incompréhensible mais spooky, capacité à trucider des dizaines de personnes beuglant comme des truies lorsqu’elles agonisent sans jamais se faire griller, élégant masque de clown (cf. photo) contribuant à l’élément d’ingrillabillitude, propension à raconter sa vie à la police et, surprise du chef, facteur qui hisse notre Jigsaw au stade supérieur, celui des John Doe, Hannibal Lecter et autres Norman Bates : cancer en phase terminale. Eh oui, le Jigsaw est un putain de tueur en série sous dialyse et en fauteil roulant.

Pour ceux qui n’auraient pas vu ou lu Saw, Jiggy kiff enfermer ses victimes dans des lieux clos dont ils ont une chance infime de sortir s’ils réussissent les épreuves de ouf qu’il leur impose (manger le foie d’une type vivant pour en sortir une clé, nager dans une piscine de seringues sidaiques, etc...). L’analyste habile l’aura déjà noté : Jigsaw représente la quintessence de siècles d’évolution du Mal, un concentré sidérant de négativité absolue, le paroxysme de ce que le genre humain peut présenter de pire : une version criminelle du père Fouras.

Huit malchanceux, dont la coquine petite à gros seins de 7th Heaven, sont ses victimes du jour, enfermés dans un taudis abandonné où ils crèvent un par un, chacun redoublant de stupidité pour surpasser le niveau de crétinerie de la mort précédente. Le cancer de Jigsaw le rendant plus ou moins sénile, il a besoin d’un complice qui se trouve être une des trois filles enfermées, l’inébranlable politique de spoiler-free-itude de la maison m’interdissant de vous dire qu’il ne s’agit ni de Miss Gros Seins ni de la semi-bonnasse latina, ne reste que la junkie faussement parano puisqu’elle est complice du tueur, suivez bien. Parfois le spectateur chafouin passera par des états de somnolence avancée, Gros Seins meurt asphixiée par un gaz toxique, oh le noir et le mexicain s’entretuent, puis le sommeil est trop fort, mais où sont les zombies ???, et soudain, dans un éclair de lucidité, l’on se demande pourquoi l’on s’est décidé à regarder Saw 2. Notez que cette dernière phrase est sans aucun doute la plus pathétique jamais tapée sur chafou-chafou-dot-com, d’ordinaire antre du bon goût littéraire, mais hey, c’est l’effet que Saw 2 fait même aux plus brillants des cerveaux. Ça et la coke.

Réalisé par le bien nommé Darren Bousman, le film est entièrement à l’image du nom de son metteur en scène et de cet article. See you soon pour Wolf Creek et Hostel, wesh.

par petit tarsier chafouin

Top React (6) Feb 9, 2006 9:56

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