Harry Potter and the Goblet of Fire

Wesh. Classique November delivery réjouissant les franges les plus diverses de la populace cinéphile chafouine, notamment les pédophiles coquins, les goths lights ne se prenant que pour des sorciers et, surtout, les cosplayeurs de 27 ans se croyant encore en CM1, Harry Potter déboule avec sa coupe à la Yul en version 4.0 Goblet of Fire powered by Mike Newell, écrasant les mièvreries 1&2 édulcorées de Chris Colombus et soutenant avec un flegme typiquement brittanique insufflé par un casting surchargé de légendes Shakespeariennes la comparaison avec la vision baroque yet intimiste de l’ép 3 d’Alfonso Cuarón. Wait, What ? Oh, je vois. My fucking bad homies, l’espace d’un instant, là, j’ai cru que j’écrivais aux Cahiers du Cinéma.

L’histoire est connue plus ou moins par coeur, les 8 milliards de livres vendus en attestent, non seulement par l’Humanité dans son ensemble, mais aussi, et ceci n’est que pure spéculation, par les élites intellectuelles des espèces animales les plus évoluées tels les dauphins, les babouins, les opossums et surtout les Tarsiers, véritables astro-physiciens de la Jungle. Bon OK, je fume beaucoup, beaucoup de crack. Toujours est-il que je kiff tellement les résumés que je vais quand-même survoler celui de HP4 en 2-2.

Année 4 à Hogwarts où un tournoi international de sorcellerie est organisé, un peu comme dans Mortal Kombat remarquera le lecteur averti et alerte (comme à Malibu), mais avec Dumbledore à la place de Christophe Lambert. Et alors je dirais oui, et j’applaudirais la vivacité d’esprit de ce remarquable lecteur. Car oui, on est généreux comme ça à Chafouin Média, simples et funky. Ainsi va la vie ... Tournoi international donc, auquel participent 3 écoles, synthèses quintessentielles de la culture mondiale selon Rowling : les bonnasses lesbiennes françaises de Beauxbatons, les communistes cannibales hongrois (ou assimilés) de Durmstrang et, bien entendu, nos nerds aux dents jaunes anglais menés par Harry et son alter ego beaugosse, Cedric Diggory. Qui dit tournoi dit épreuves de merde, dragons légèrement trisomiques, complots grillés par tous les gamins de 4 ans mattant le film mais pas par Dumbledore, sorcier le plus puissant de l’Univers, certes, mais sorcier sénile nonetheless, et boum d’apprentis sorciers où l’absence délibérée de rap et de R&B souligne le fossé, l’abysse, le gouffre social (le trou quoi) séparant nos banlieues délaissées et le monde de la sorcellerie. Autant le dire tout de suite, Cedric crève à la fin, Avada Kedavré par un Voldemort ressucitant on ne sait trop d’où, probablement de nulle part, un peu comme d’hab.

L’analyste sophistiqué de synopsis appréciera la manière dont la mort de Cedric annonce en filigrane celle, autrement plus dramatique, d’un Dumbledore lâchement assassiné par Snape dans le 6è opus (comme le marché). Mais la véritable magie d’HP, c’est le développement de personnages charismatiques et complexes, anti-héros en lesquels tout un chacun se reconnait, véritables symboles d’une génération torturée et virtuelle évoluant à contre-courant (comme des saumons) dans une société consumériste dévorée par une globalisation rampante et impitoyable sacrifiant toutes les valeurs de nos grand-parents sur l’autel du Dieu $$$. Ou alors je dis de la grosse, grosse merde, mais je vais quand-même parler de nos héros assaillis par la puberté, et vous allez lire et kiffer, manipulés par la légereté hypnotique de ma prose chafouine.

Harry se transforme ici en wannabe pornstar, développement logique d’un jeune adolescent n’obéissant dès le premier jour qu’à un unique principe (souvenez-vous), celui de ne réfléchir qu’avec sa bite. Ayant manifestement appris de sources anonymes mais sûres que les chattes asiatiques sont plus étroites et ont un goût de Nutella, Harry essaie de se taper Cho Chang, bonnasse noich locale un peu miss-casted puisque jouée par une moche à gros nez et aux yeux à peine bridés. Hélas, Harry étant une sorte de version adolescente et encore plus laide de John Lennon, il se fait violemment rejeter et se rabat (comme au Maroc) sur Parvati Patil, vendeuse de marrons attitrée de Hogwarts. Sucks to be you, Harry.

Her-ma-Yoni s’est quand à elle épanouie, une poitrine que le spectateur chafouin - on le connait : pervers, bon vivant, un peu pédophile - pressent plantureuse bourgeonnant là où plaine, désolation et outil de boulangerie sévissaient il y a peu. Le problème, c’est que ses ambitieux sourcils se sont eux aussi épanouis, volant de leurs propres ailes broussailleuses avec un brio tel qu’on les annonce pressentis pour un rôle à part entière dans le prochain épisode. "Qu’est-ce-que Chewbacca fout ici ?" demanderont les plus jeunes d’une voix étranglée - réaction naturelle, non-chafouine, prévisible. Rassurez les, tapotez leur dos s’ils pleurent, dans les cas plus extrêmes agitez un petit sachet de cocaïne devant leurs délicates narines - ce n’est qu’Hermione, pas de panique. Ron, lui, passe son temps à bouder, ce qui tombe bien puisque l’acteur de 2m12 l’interprétant est moyennement crédible en collégien de 14 ans. Malgré une absence regrettable de zombies et de goules dans un environnement pourtant propice à leur présence, je ne peux que chaudement recommander ce petit chef-d’oeuvre qui enchantera les plus petits, mais aussi les moins petits (qui aiment toucher les plus petits.).

par petit tarsier chafouin

Top React (11) Dec 2, 2005 10:44

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