Get Rich Or Die Tryin’

Wesh, exclusivité mondiale obtenue au prix d’un full frontal assault d’une ultra-violence typiquement chafouin-les-gonesse.comienne sur le Q.G. Bronx-ien du G-Unit, nous avons l’honneur de vous présenter Get Rich Or Die Tryin’, la pseudo-biographie mytho-powered de Curtis "50 Cent" Jackson, gangsta-rapper bien connu des amateurs de musique de merde se métamorphosant ici, tel un petit caméléon facétieux mais extrêmement musclé, en une sorte de Pasqual Duquenne noir, performance frôlant la sublimation artistique et annonçant, on ne se trompe pratiquement jamais à chafouin.com, un Oscar du meilleur acteur de tous les temps en Mars prochain. Ou au moins du meilleur handicapé d’origine africaine. You never know which one ...

Ja Proust, move over, here I come. La scène d’ouverture nous débarasse de la fusillade reloue où Fitty, comme même les moines bi-centenaires menant une vie frugale et humble d’ermite (Kermit) en Papouaisie Nouvelle-Guinée (terre des cannibales par excellence) le savent désormais, se prend 9 balles un peu partout mais, et c’est bien dommage, ne crève pas sa sale petite race. Délesté de ce poids, le film s’envole dès lors vers des cimes cinématographiques d’ampleur Himalayienne grâce à un enchainement ↓⁄←kick ataktakpadapa !! Street Fighter II old skool-stizz de scènes d’anthologie permettant aux skillz Actor’s Studio-iens de Fitty de briller de mille feux.

Le premier tiers du film raconte l’enfance de Fitty, magnifiquement interprété par un jeune babouin démontrant une palette d’émotions insoupçonnées chez le primate typique. Précisons que nous ne parlons pas ici d’un jeune individu de peau noircie (cela tiendrait d’un racisme intolérable sur chafouin.com, site ami des populaces de toutes les couleurs, même les plus sales), mais littéralement d’un petit macaque acteur, probablement celui qui tient le rôle du cadet de la famille Omo Micro Plus, incarnant ici un 50 Cent enfant avec un talent impétueux, plein de fouge, et il me manque un mot pour la triple-redondance. Maybe next time. L’enfance du jeune 50 se trouve être plutot joyeuse, sa bonnasse de maman lesbienne dealant du crack (eh oui, Madame Cent est la femme idéale) pour lui offrir les Nike à la mode, jusqu’au jour malencontrueux où elle se fait brûler vive, karma being a bitch, you know. Fitty déménage alors chez ses grand-parents, moralement intègres mais gueux, leur deal se limitant aux tartes distribuées aux 47 cousin(e)s de Fitty qu’ils hébèrgent à base de punch punch punch punch [infini] E. Honda-stizz, et dans la vie on ne peut pas tout avoir, sauf si on travail pour Chafouin Media, cas rarissime où exceptionnelle beauté extérieure, surabondance de cocaïne et prostituées de luxe slovaques à volonté s’entrechoquent dans une opulente décadence, symbole révoltant mais néanmoins fascinant d’une société occidentale dépourvue de repères ayant fait de vous des petits moutons de la société de consommation (oui, amis nerds ;).

Le second tronçon voit un 50 devenu adulte montrer l’exemple aux plus jeunes spectateurs en décidant d’entreprendre une ambitieuse carrière de dealer à son tour, non sans avoir délivré la mémorable réplique "Fuck you grandpa’, I’m a gangsta and I’m proud of it" au méprisable individu qui l’a hébergé et nourri ces 10 dernières années sans rien demander en retour. That’s what you get, punk ! La remarquable finesse d’écriture, la vivacité de la plume des scénaristes, l’onctueuse virtuosité non pas de mon Moccacino mais des dialogues rappelle bien évidemment la fameuse classe UPI, référence absolue du milieu, mais également Audiard et Wells. Attention, il est primordial de prévenir le spectateur soit myope, soit peu observateur qu’à ce stade du film, le rôle de 50 n’est plus interprété par un petit macaque, mais par lui-même. Ne vous y trompez pas.

L’excellentissime Adewale Akinnuoye-Agbaje (forcément un bon acteur, nul ne pourrait percer avec un nom pareil sans être intrinsèquement surpuissant) est ici non pas Mr. Ecko (sales Lost nerds) mais Majestic, le narco-parrain local employant 50 mais ne tardant pas à devenir son ennemi juré, sans raison apparente mais peut-être parce que Get Rich, It’s Easy, You Won’t Risk To Die Tryin’ aurait moins accroché. Hélas, cette troisième partie embarque le spectateur dans un trou noir scénaristique, un vortex de stupidité, un abîme où s’enfoncent les efforts vaillants de Mr. Cent, ensevelis principalement par deux facteurs monstruseusement négatifs. Un, l’obèse rigolo de service qui officiait dans 8 Mile (biographie filmée d’Eminem, sorte de 50 Cent blanc et sans muscles) rempile ici dans le même registre ambigu, mi-gangster, mi-pachyderme comique ; ce recyclage navrant d’acteur gras et noir étant bien entendu totalement regrettable. Deux, les pulsions manifestement homosexuelles du réalisateur nous gratifient d’une putain de scène de baston sous douche de prison entre un 50 Cent nu et d’autres personnes au corps tout aussi remarquablement musclé et luisant, vision provoquant chez toute personne normale répulsion et horreur. Anéanti par ce dernier souvenir, je me vois obligé de conclure prématurément mais ne peux néanmoins que vous recommander chaudement Get Rich Or Die Tryin’, à visionner de préférence avec trois doigts enfouis en permanence dans la chatte de votre petite amie histoire de préserver votre hétérosexualité. Peace !.

par petit tarsier chafouin

Top React (7) Nov 16, 2005 10:38

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