Madagascar

Wesh cousins, un tantinet en retard en raison d’une brève escapade aux Caraïbes, voici toutefois dans les délais du gruppetto l’analyse chirurgicalement critique, certes, mais portant néanmoins les marques de fabrique classiques de la maison Chafouin, gages de qualité s’il en est, à savoir intégrisme et lâcheté (eh oui), du dernier clone bébé sorti des laboratoires Dreamworks SKG (pour Spielberg - Katzenberg - Geffen) : Madagascar, dessin animé que le spectateur non-chafouin pourrait qualifier d’anodin mais qui est, pour des raisons apparement un peu mystiques, certes, mais que je vais me faire un plaisir de clarifier avec une limpidité reservée à quelques rares génies de la prose combat (Marcel Proust, moi, mon petit frère Pablito ...), rien de moins que le meilleur film de tous les temps, wesh. Hors films de zombies et de moines Shaolin, bien sûr. Cerise sur le gâteau, le moindre petit centime du prix d’admission financera directement Tsahal (yay Tsahal !) et servira assurément à égorger des petits marmots palestiniens, ce qui représente évidemment un plus non-négligeable.

Après le cérébral Shrek, sa savoureuse pour ne pas dire truculente suite Shruk 2 et l’adorable plaidoyer néo-nazi Shark Tale, Madagascarsh assoit définitivement, ironie du sort ou complot franc-maçonnique mondial, la suprématie sionniste (yay sionnisme !) sur un genre autrefois dominé par un wannabe Nazi à moustache (véridique !). Tout ceci n’ayant plus ou moins rien, mais alors absolument rien à voir avec le film en question, Madgsh raconte l’histoire de 3 animaux du zoo de New-York (Alex le Lion, Marty le Zèbre et Gloria l’Hippo) qui, une dépression post-birthday mésaventurée plus tard, se retrouvent empaquetés sur un paquebot à destination de je ne sais trop où mais qui échoue à cause d’un gang de pingouins psychopathes (eh oui) sur l’ile de Madagascar, paradis terrestre s’il en est puisque c’est le seul endroit AU MONDE où habitent nos amis les Lémuriens, cousins des Princes des Animaux que sont les Tarsiers.

Sortes de représentants quintessentiels de la civilisation occidentale, le lion gay, le zèbre dépressif et l’hippo obèse se retrouvent confrontés à ce qu’ils n’ont jamais connu et craignent par dessus tout : la vie sauvage, personnifiée, assez mystiquement je le reconnais, par une tribu de Lémuriens teufeurs kiffant Reel 2 Real (eh oui) sur laquelle règne King Julien, leader à l’accent importé en recommandé du Bengladesh et robot-dance-ant comme pas deux. Seule ombre au tableau, les terribles fossas (prononcer FOOOOOOUSSAAAA !), prédateurs chafouins et sournois, menacent de manger un peu tout ce qui leur tombe sous la dent, lion compris.

L’histoire semble ace of basique, certes, mais le génie de Madagash réside ailleurs. Là où Shrek avait recours à moult artifices scatologiques pour tenter d’amuser, Madagascar fait appel à une combinaison savante d’éléments formant une alchimie humoristique des plus uniques, transcendant par leur grâce aérienne et leur interactivité ingénueuse les codes rigides de la Comédie Classique. Ou alors je dis de la merde. Un zeste d’accent pakistanais, un soupçon de dance mid-90’s, une généreuse rasade de lémuriens, une pincée de fooossaaaaaas, des putain de pingouins psychopathes et, ce n’est jamais pour nous déplaire, une absence, non seulement de leçon morale définitive sur l’univers, la vie et le karma cosmique, mais bel et bien une absence totale de scénario (yay pas de scénario !) ; est-il besoin d’en dire plus ? Live from the jungle, FOOOOSSAAAA CHAFOUIN, OUT !

par petit tarsier chafouin

Top React (3) Jul 21, 2005 1:25

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