War of the Worlds

Wesh, bababouck-back pour un article purement promotionnel destiné à notre lectorat aristo-royaliste (a.k.a Baron de Graeve, qui pourrait, si son overbooking chronique ne l’empêche pas de taper quelques phrases dans un client mail, donner suite), désormais actionnaire majoritaire et principal bailleur de fonds de la cuvée Chafouin two-k-five-six-seven-eight meta-teta-tantra-broadcasted, nouvelle itération déferlante d’Al-Shaffouin, empire médiatique Al-Jazy-style et emblème de la liberté d’expression raciste et homophobe, de la créativité malsaine d’une poignée de combattants à la verve acérée et viagra-esque (la verve seulement) trustant de façon monopolistique le web-browsing français. C’est donc armé d’une Bible, d’un Coran et du Mahabarata, et non d’une putain de Torah, que nous nous sommes rendus à l’après-première, sans Tom Cruise et sans Katie Holmes, de War of the Worlds, adaptation du roman d’H.G. Wells que le lecteur moelleux et malléable nous pardonnera de ne pas avoir lu, afin d’examiner plus en profondeur la propagande scientologue.

Autant préciser les choses tout de suite, l’evanescent CryptKeeperz aurait sans doute pu extraire de ce film sa substantifique moelle, à savoir une avalanche de faits chelous sans rapport avec l’oeuvre elle-même, mais sa récente annihilation par la milice bien-aimée et respectée d’un lobby aux vertus intellectuelles hautement rafraîchissantes empêche aujourd’hui la publication d’une chronique hautement cocaïnée, remplacée de main de maître par une savante analyse du scénario, tendant évidemment à l’impartialité la plus totale envers nos amis handicapés yet excessivement solvables de l’église de scientologie.

Le petit Tom, figure paternelle par excellence et accessoirement manutentionnaire sous-payé des docks de New York, se retrouve donc nez-à-nez avec une batterie de tripods extraterrestres enterrés depuis des millénaires sous notre bon sol planétaire, technologiquement avancés mais remarquablement stupides, ayant décidé par 54 voix contre 50 de décimer notre bonne vieille humanité dodue et déprimée par la croissance économique en berne d’un bon coup de sulfateuse cosmique. So much pour la cohésion sociale mais la manière forte est ce qu’elle est, et l’on a du mal à ne pas trouver quelque vertu sociologique à cette éradication massive de syndicalistes CGT et d’une poignée de terriens apolitiques — heureusement minoritaires. Accompagné de sa progéniture, dont l’étrangement creepy Rachel — plus extraterrestre que tout le monde à mon humble avis — neurasthénique avouée et casseuse2tympans efficace grâce à l’overclocking de ses cordes vocales par un facteur 10, il se résoud à rejoindre Boston où son ex-femme, la délicieuse Miranda Otto — qui doit dit en passant a troqué Aragorn pour un yuppie de Wall Street, l’évolution darwinienne de la race humaine étant ce qu’elle est — réfugiée chez ses vieux, imagine peut-être avec une cohérence infinie que le troisième âge, aussi résistant qu’une armada de saumons par de hautes températures, sera à-même de la protèger de la multitude de machines envahissant les alentours. Batterie, armada, multitude, eh wesh, la multiplicité de notre terminologie est ahurissante et ce n’est pas la kyrielle, que dis-je, les myriades de skybloggers et autres bloggers tout court soumis à notre cause qui diront le contraire.

Un colt 45 comme seule médaille, Ray traque et étripe sans remords pour rejoindre sa famille alors que le sombre monarque kedebar et étale son pouvoir et que la puissance de l’ombre s’installe. Il se trouve cependant, et c’est là que le grand twist complètement incompréhensible du film frappe au coeur des spectateurs captivés par cette grande fresque de la survivance, que ces putain de tripods boivent notre sang comme des yougoslaves roux boiraient du whisky, ce qui a pour effet, et ne me demandez surtout pas pourquoi, demandez plutôt à Wells qui dans sa tombe est le seul à réellement savoir, de rendre inopérants les boucliers de ces satanées machines, terrassées comme par magie dix minutes plus tard par des marines patriotiques maniant le missile stinger avec tact et doigté. Well that’s Sci-Fi my friends, American Sci-Fi, et le film se termine brusquement, avec le dernier soupir d’un extraterrestre vraiment trop original gisant dans les décombres de Boston. Wesh, la Glorieuse Amérique a triomphé une fois encore, tout va par conséquent pour le mieux, et avec les envahisseurs de l’outer space HS, on se demande bien ce qui les empêchera de nous enculer profondément pendant les huit cents prochains siècles. Ah wesh, des chinois peut-être. Oui, oui, des chinois. They are scary.

par petit opossum chafouin

Top React (12) Jul 7, 2005 22:24

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