Star Wars Episode 3

Wesh. Customized item concocté en dépit de l’exhaustion* post-partiels et à 12000 mètres d’altitude (bizness is bizness, homey) spécialement pour satisfaire l’upward sloping demand de l’écrasante majorité de notre lectorat, à savoir les gros à barbiche, les bloggueuses geeks et plus généralement toutes sortes de sombres crétins brillants individus plus ou moins marginaux, certes, parias de la société, je l’admets, aux antipodes des normes plastiques The O.C-iennes, ok, mais qui eux savent kiffer moult vannes obscures à base de "42", voici, en exclusivité pour chafou-chafou-dot-com (eh oui, encore une), et par exclusivité j’entends critique hâtive et incohérente baclée trois semaines après la sortie du film, la plus qu’attendue adaptation du roman SF culte de Douglas Adams, je veux parler bien entendu de Star Wars Episode III : Revenge of the Sith. Vous croyez que je vais aller à droite, et woosh, en un revirement aussi furtif que fourbe, je trottine prestement vers la gauche. Haha ! Dans ma jeunesse passée dans un gang péruvien, on m’appellait El Loco, wal’la. Affectueux sobriquet qui me fut attribué parce que je mangeais des nouveaux-nés africains au petit-déjeuner et avait pour habitude de jouer à la roulette russe avec un Uzi. Et quand je passais de la coke en contrebande freestyle pour mon demi-frère Pablo Escobar par la cordillière des Andes, je snipais les douaniers Jack Bauer stizz (c’est à dire après leur avoir torturé les tétons, season 4 private joke) pour ouvrir le passage. Bon, j’ai craqué. J’arrête de mentir et on retourne à nos moutons ...

La séquence d’ouverture annonce clairement le ton : ep 3 ne faillira pas à la glorieuse tradition Star Wars-ienne et sera d’une logique rigoureuse et, pour ainsi dire, quasi-scientifique tellement la vraisemblance du moindre détail a manifestement été méthodiquement controlée par une armée de gros à barbiche. Eh oui, encore eux. Le Chancelier Palpatine ayant été kidnappé par le Général Grievous, associé criminel du Comte Dooku, le Conseil Jedi décide, après une S.W.A.T rescue analysis basée exclusivement sur des centaines heures passées à jouer à Double Dragon sur MasterSystem d’envoyer deux putain de Jedi (parmi les quelques 4 millions disponibles) afin de sauver Polpotine, Polpot qui au passage n’est pas *réellement* pris en otage puisque tout ceci fait partie d’un vaste complot d’alliances et trahisons chafouinement incohérentes. Peu importe. Anakin et Obi Wan faisant valoir à juste titre qu’ils sont, après tout, les stars du film, ils décrochent le pactole et embarquent pour la mission de sauvetage.

Débarquant du vide intersidéral, nos deux amis profitent de leurs stealth Jedi skillz pour s’infiltrer sur le vaisseau-mère de l’armée clonesque de Grievous malgré le fait que la nature intrinsèque de l’environnement spatial grille incroyablement leur arrivée incognito. Ne s’embarrassant nullement de détails si triviaux, ils amorcent une séquence bonne ambiance remplie de situations cocasses et de vannes pourries en fonçant à travers le vaisseau semi-désert (un peu bête de ne pas surcharger de gardes l’endroit où est retenu en otage le putain de chef de la galaxie ? mais non ...) juste à temps pour qu’Anakin coupe la tête de Dooku Iraqi Moudjahed stizz et qu’Obi-Wan fasse fuire Grievous, seul robot-clone au monde foncièrement lâche et, surtout, inspiré d’un basketteur somalien old skool (mid 90’s).

Après cet incipit (bac français, I see you !) raisonnablement compréhensible, le scénario part, et nous n’écrivons jamais cette phrase à la légère sur chafouin.com, littéralement en couille. Anakin, un peu dégoûté de ne pas être promu Maitre Jedi par le conseil, décide de signifier qu’il ne boude pas à la légère et bascule du côté obscur de la force en rejoignant le camp du Chancelier Palpatine qui se révèle être Darth Sidious, le chef des méchants Siths (personne ne l’avait grillé). Du coup Mace Windu, chef des gentils Jedis et Monsieur Propre africain local décide de dégainer son sabre laser rose pour provoquer Palpatou en duel. Guère impressionné par la flamboyance de Mace, Palpat se laisse dominer juste assez longtemps pour qu’Anakin devienne jalouse, après quoi il signifie qu’il a fini de blaguer et se met à gueuler des "NAAAOOOUUU, NAAAOOOUUU" chafouins en lançant des éclairs avec sa main, ce qui a pour double-conséquence imprévue de 1) tuer Mace, et 2) transformer la tête de Palpatine en masque de Scream. Pendant ce temps, Obi Wan tue Grievous et tous les Jedis se font tuer. On entraperçoit un Yoda jovial se baladant à califourchon sur le dos de Chewbacca, Yoda se cachant en tant que seul survivant Jedi sur (logique, logique) une planète remplie de putain de wookies, métaphore subtile évoquant bien entendu le Portugal, Land of the Free.

Dark Vador émulant son Maitre devenu Empereur en criant "NAAAOOOUUU, NAAAOOOOUUU" à la fin du film, je me vois évidemment obligé de chaudement recommander ce chef d’oeuvre abusant de ses dialogues de sitcom guatémaltèque (I promess you, Anakin - No, I promess you, Padme), promouvant intensément un racisme devenu essentiel de nos jours à travers les accents de marabouts sénégalais et autres épiciers Sidi-Brahimesques blédards des divers Jedis aliens, et qui ne manque que de quelques Jedis zombies pour définitivement prétendre au titre de meilleur film de tous les temps. Live from Skywalker Ranch, chafou-chafou, out, P’SAHTEK !

*probably not an actual word, io

par petit tarsier chafouin

Top React (9) Jun 10, 2005 0:37

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