The Ring 2

Fucking wesh. Comme promis, et qui plus est surpuissament propulsé par les circonstances de ce week-end de Pâques, chafouin.com renaît, non pas en émulant un quelconque fils de charpentier mais bel et bien Dawn of the Dead-stizz, fresh from the grave et freaky-eyez de lémurien et surcharge adverbiale en proue. Fall back, bitches, here we come ...

Le jeune individu coquet et assidu, stéréotypique de notre lectorat légèrement déprimé depuis quelques mois face au silence chafouin.com-ien mais déjà requinqué par ces quelques lignes, s’en doute bien : nous ne serions pas sortis de notre mutisme pour un demi-film. Fear not my friends, s’il y avait des ParOscars comme il y a des Jeux Paralympiques, The Ring 2 empocherait ca$h une soixantaine de statuettes baveuses et en fauteuil, just like that. Eh oui, The Ring 2 est si bon que ça.

Bien entendu, Ring 2 raconte l’histoire d’un classique putain de gamin japonais creepy et vnr. Furieux, même, vraisemblablement, et nos sources hollywoodiennes le confirmeraient sous réserve d’anonymat, parce que ses cheveux retombent à peu près tout le temps sur sa gueule, symptôme qui pourrait paraitre banal, anodin, il me manque hélas un troisième synonyme pour véritablement surcharger la redondance de cette phrase, la transcender en véhicule mystique d’intifada littéraire cocaïnée, mais bon, l’essentiel n’est pas là, l’essentiel est que cette phrase soit littéralement incompréhensible mais subrepticement Proustienne, banal et anodin pour les occidentaux de base impérialistes et narrow-minded que nous sommes, donc, mais qui semble justifier chez nos jeunes amis nippons une philosophie somme toute Kanto-Cartésienne de meurtre en série à base d’artifices surnaturels pour rétablir une sorte de karma cosmique boulversé par tant de malheur capillaire (cf. The Ring 1, The Grudge, Two Sisters, tous les films japonais, en fait). Weshy wesh, j’avoue, cette phrase ne voulait objectivement rien dire, mais quelle classe, n’est-ce pas. Fear my lyric skillz, homey.

Cette fois-ci, plus question de cassette qui tue, car Sadako (fort logiquement rebaptisée Samara dans la version US) a décidé d’occuper directement le corps du fils de Naomi Watts (joué par un gamin creepy mais blanc, ce n’est pas négligeable dans un marché saturé par la concurrence asiatique), une Naomi toujours coquine mais se demandant manifestement quel putain de scénariste a décidé qu’un cross-over Exorcist-Ring serait judicieux. Quoiqu’il en soit, la logique, jamais la dernière pour prendre ses jambes à son cou et rapide comme un Kenyan squelettique yet supersonique, est déjà loin, mais alors bien loin, lorsque, dans une scène déjà passée au Panthéon du mysticisme international, des espèces de cerfs surgissent de nulle part et se mettent à attaquer la voiture de Naomi - oui, vous avez bien lu, des putain de cerfs moudjaheds se jettent tout bois dehors, Falloudjah-stizz, sur un Bradley Assault Vehicle dont l’apparence de Ford Focus pourrait confondre le spectateur naif ou innattentif.

A d’autres moments, toujours sans motivation apparente, l’eau du bain s’écoule vers le plafond (booohoo), ce qui je suppose est sans doute sensé faire très peur à toute personne normalement constituée, c’est à dire non-dotée de cojoñes en titanium de 17 centimètres de diamètre, prerequisite indispensable pour tout rédacteur de chafouin,com. et désormais emblème de la Chafouin Dream Team. En checksum, divers gamins creepys (parfois noich, parfois gouers dans un manifeste souci d’égalité entre les peuples), un jihad forestier mené par les cerfs les plus oufs de l’histoire du cinéma et, cerise sur le gâteau de l’über-épouvante garantissant cauchemars et sueurs froides à la plèbe non avertie car non chafouine (ou alors tout simplement très crédule, pour ne pas dire hydrocéphale, et ne sachant pas que le cinéma appartient au domaine de la fiction), hey what do you know ma prose est une fois de plus partie en couille (ma prose étant une entité vivante). Gamins et cerfs donc, mais surtout eau qui s’écoule vers le plafond (boooohooo) font de Ring 2 un prétendant plus que sérieux au titre de meilleur film de tous les temps . Au passage, chafouin.com met au défi quiconque de trouver une quelconque explication rationnelle aux moult scènes décrites précédemment, scènes certes déstabilisantes pour le spectateur lambda peu habitué aux subtilités délicieuses, facétieuses et lémuriennes du cinéma d’auteur gore japonais, mais néanmoins merveilleusement divertissantes, en particulier si l’on a la chance d’être trisomique ou lecteur de sodacid.com/oxymore. Ou de kedlagueul. Mais ce n’est pas donné à tout le monde, loin de là. Que dire de plus, si ce n’est qu’on attend impatiemment Ring 3. Et 4 et 5 et 6 et 7 et 8. On les attend tous. TOUS. Signing off live from the Père Lachaise, chafouin zombie, OUT !

par petit tarsier chafouin

Top React (36) Mar 27, 2005 14:43

Don't steal templates. Or logos. Seriously man, don't.